La collégiale Saint-Piat dresse sa haute silhouette sur la ville de Seclin ; c’est l’un des plus anciens édifices religieux de notre région.L’origine du culte à saint Piat remonte à 1 700 ans. En effet, Piatus, venu d’Italie à Tournai pour évangéliser le nord de la Gaule, fut martyrisé à Seclin, en l’an 287, sous le règne de l’empereur romain Dioclétien (284-305).Lors des époques de persécutions, les chrétiens prenaient soin de recueillir les corps des martyrs et de les ensevelir, souvent dans un sarcophage, sur le lieu où ils avaient péri ; puis, lorsque les circonstances le permettaient, une petite chapelle était érigée, au-dessus du tombeau lui-même. Quatre siècles plus tard, saint Eloi, orfèvre réputé puis conseiller et ministre du roi Dagobert (600- 639), se mit en devoir de sillonner nos contrées afin de retrouver et d’honorer les restes des martyrs, parmi lesquels saint Piat. Alors évêque de Noyon et Tournai, il vint à Seclin, vers 640-650, et redécouvrit les ossements qui devinrent, aux yeux de saint Eloi et des fidèles, des reliques.Ainsi s’instaura le culte à saint Piat et commença une mission d’évangélisation couronnée de nombreuses conversions. Tout porte à croire que la première église Saint-Piat datait de ces années-là ; la tradition rapporte que le roi Dagobert participa au financement de la construction de l’édifice.

Dans le chapitre "Les fouilles : un passé redécouvert", nous détaillons ce que les fouilles de 2011 ont apporté comme informations au sujet du mausolée de Saint Piat.